toi, mon ennemi – lignes électriques

Power lines by Patricia Kalmeijer-2Avant toute chose, sachez que je ne suis pas une experte en la matière, loin de là … Nombreux sont ceux qui me posent des questions quant aux fameuses lignes à (très) haute tension qui trônent dans ces tranchées déboisées parfois bien près de nos habitations.  Je vais donc faire de mon mieux pour vous mettre au courant sur ce sujet.  

Tout d’abord, un mot d’explication sans entrer dans les aspects super techniques puisqu’en fait je n’y connais quasi rien.   La ligne de transmission est un transport d’énergie, par l’intermédiaire de l’électricité, qui se déplace depuis les centrales électriques vers le consommateur.   Ces lignes sont classées selon leur tension de fonctionnement: on va d’ultra haute tension (supérieure à 800 kV) à basse tension (moins de 1,000 volts ou 1 kV).   Les câbles conducteurs,  généralement en alliage d’aluminium, sont nus (non isolés) et suspendus à des supports, pylônes ou poteaux.    Aux approches des pylônes, les lignes sont pourvues d’isolateurs (comme des petites soucoupes)… au plus il y en a, au plus la tension est élevée.   On peut aussi apercevoir des câbles de garde situés au-dessus des conducteurs (sans courant)  qui  jouent un rôle de paratonnerre en attirant les coups de foudre pour éviter une éventuelle surtension au niveau des conducteurs.

Les lignes de transmission à haut voltage émettent des champs électriques et des champs magnétiques.  Là où les champs électriques sont bloqués par de nombreux matériaux de construction et parfois même les arbres, le champ magnétique est plus coquin et s’insinue partout.  Attention,  il n’émet un champ magnétique que lorsqu’il consomme de l’électricité.  Plus le voltage est élevé, plus le champ qui en résulte est puissant.  Plus on est proche de la source, plus il est intense.  Les ondes électromagnétiques de très haute fréquence sont dites ionisantes.

En Géorgie, il semblerait – d’après le site de Georgia Transmission - que nos lignes électriques longue distance sont exploitées à 500kV ce qui les classe dans la catégorie ‘à très haute tension’.  Elles sont quasiment toutes de type aérien vu que les enterrer couteraient une somme très rondelette.

Alors qu’en est-il d’acheter un bien immobilier à proximités de lignes à haute tension ?   Quels sont les points dont il faut tenir compte afin de prendre la meilleure décision ?

  • les effets sanitaires.  Depuis de nombreuses années, la communauté scientifique s’acharne sur le sujet: le lien de causalité entre l’exposition aux lignes à haute tension et le développement de maladies n’a jusqu’à présent jamais été prouvé. Sans être exclue – ou démontrée – les champs électromagnétiques générés par lignes à haute tension sont suspectés d’avoir des effets néfastes sur l’organisme humain.  Mais ne nous faisons pas d’illusions, lignes électriques ou pas, de nos jours, on est tous pollué aux champs magnétiques … qui dit électricité dit champ magnétique.  Le tout est de savoir si on veut se nicher près des grosses sources…
  •  l’impact sur les paysages.  Ces géants de fer  disgracieux ne se sont pas particulièrement en communion avec la nature.  Par contre leur corridor – déboisé – offre aux propriétaires une certaine profondeur à leur jardin …
  • la musique ambiante … Souvent faible, un grésillement/bourdonnement continu se fait entendre et il devient plus perceptible par temps humide, neigeux ou brouillardeux … Les structures quant à elles  peuvent émettre des sifflements plus ou moins aigus selon la force et la régularité du vent traversant les pylônes (bruit éolien).
  • les conséquences environnementales.  Flore et faune en prennent un coup. Il va sans dire que, pour donner un exemple, les vols d’oiseaux ne peuvent qu’être perturbés par ces apparitions cocasses dans leur ciel.
  • son développement.   Il est bien entendu que ce réseau continue à se développer afin d’assurer la répartition de l’électricité sur le territoire.  Georgia Transmission indique sur son site web que, chaque année, 25 à 100 miles de lignes de transmission sont construites ainsi que 5 à 15 centrales.   Ce qui veut dire que si votre propriété se trouve sur leur ligne de tir, vous risquez d’y perdre du terrain (par easement ou eminent domain).  De plus, ces tranchées déjà existantes sont une invitation ouverte pour de futures inventions qui y pourraient y élire domicile.
  • les lois.  De par le Georgia ‘High-voltage Safety Act‘, il  est interdit de travailler à moins de 10 pieds (3 mètres) d’une ligne à haute tension de 750 volts ou plus sans avoir préalablement appelé Georgia 811 (800-282-7411,  ou pour Atlanta 770-623-4344) et pris certaines précautions.  Tandis que pour l’Occupational Safety and Health Administration ces 10 pieds concernent les lignes de 50kV ou plus.  La Géorgie a aussi une loi qui vous oblige à contacter Georgia 811 au moins 48 heures avant de creuser chez vous (piscine, clôture, boite aux lettres,…) … Des représentants des compagnies eau-gaz-électricité viendront placer des petits drapeaux de couleurs là où se situe leurs lignes.  Il faut respecter 24 inches (61 cm) de part et d’autre de la tuyauterie souterraine (ou pas) signalée par de jolis drapeaux en plastique.  Ne commencez pas à creuser avant leur autorisation qui est valable pour 21 jours.  Pour plus d’information: call ‘before you dig law‘.

Un gaussmètre vous donnera une idée du champ magnétique auquel vous êtes exposé mais attention, ces données seront loin d’être aussi exactes que votre poids sur la balance.  Beaucoup d’éléments entrent en ligne de compte tels que votre micro-ondes,  vos écrans d’ordinateur,  vos lampes, …. qui émettent des ondes électromagnétiques.  Sans compter, bien sûr,  la ligne de transmission à cote de chez vous qui n’est peut-être pas utilisée à plein volume …car tout dépend de la quantité de courant consommée.  Alors pour un peu plus de certitude, faites appel à un pro qui viendra vous faire la lecture du champ magnétique de votre propriété: (770) 270-7050.

Conclusion en trois parties:

  1. Est-ce dangereux de vivre à proximité de lignes de transmission à très haute tension?  Nul n’a pu, jusqu’à ce jour, en faire la preuve.
  2. Si maintenant on me pose la question: est-il sain de vivre à proximité de ces lignes?  Me basant sur ma recherche personnelle – qui n’implique que moi – je répondrais: faut-il tenter le diable? Et je pense que les personnes électro-sensibles ainsi que les enfants et les femmes enceintes devraient tenir leur distance.
  3. Et si vous me demandez si j’achèterais une maison à proximité de ces lignes?  Clair et net: non pour toutes les raisons que j’ai citées.  Mais de nouveau, ce n’est que mon opinion personelle et d’agent-immobilier-non-experte en la matière.  A vous de faire votre enquête et de juger par vous-même pour prendre la meilleure décision pour le bien-être de votre famille.

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#fafatl

Free Art Friday Atlanta ou #FAFATL est une façon extraordinaire et tout à fait inattendue de faire connaissance avec l’art local.  Le premier vendredi de chaque mois, les artistes d’Atlanta dispersent dans un coin de leur choix, une version miniature de leurs œuvres.  En suivant les indices postés sur Twitter, les chasseurs d’arts se mettent en route et tentent de trouver la pièce en question.  Une fois trouvée, ils peuvent la garder mais il faut répondre via Twitter que l’objet a été ramassé.  L’idée est non seulement de promouvoir d’illustres inconnus et leur créativité  (petit artiste deviendra grand) mais aussi de découvrir de nouveaux endroits.

Ce weekend,  j’ai trouvé un petit bonhomme en bois avec une tête en forme de bloc peint avec le panorama en contre-jour de la ville et la lettre X dans le ciel.  Ci-dessous un diapo de photos postées sur Twitter par les artistes ou ceux qui sont devenu propriétaire d’un petit souvenir en mémoire de Xavier Arnold, un jeune artiste tué d’une balle dans la tête.  #RIPX.

Pour plus d’info sur ce concept super génial, cliquez ici.

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joyeux noël

A vous tous mes très chers lecteurs ainsi qu’à vos aimés, je vous souhaite un très joyeux noël, tout étincelant et resplendissant de bonnes choses.  Et Fitch & Chips et Haggis, qui ont bien voulu poser pour moi, s’adressent à leurs amis canins en leur souhaitant une flopée de bons nonos.

Holiday Dogs by Patricia Kalmeijer

Holiday Dogs by Patricia Kalmeijer

illuminée

Botanical Garden par JP Kalmeijer

Après avoir fait le tour des maisons décorées pour l’occasion, il est temps de sauter dans sa voiture – sans oublier le CD avec la musique de Noël - pour des étalages lumineux des plus impressionnants.  Voici la liste qui vaut le détour :

D’abord, pour la toute première fois à Atlanta: Global Winter Wonderland @ Turner Field.  Un déplacement qui vaut quand même le coup d’oeil.

Pour les blasés qui ont déjà tout vu, un rien plus loin:

Et si une pirouette des plus gracieuses vous tente, essayez-vous aux patinoires saisonnières: skate Atlantic Station ou Centennial Olympic Park Ice Rink.

La photo - une prise de vue par Très Cher – mon époux donc – au jardin botanique revêtu de ses ampoules.  Et pour parfaire votre sortie, pourquoi ne pas commencer par un tour en calèche avant d’errer sur les sentiers du botanique?

go west

Haggis ... un chien bilingueLes déménagements, c’est pas de la tarte.  Et quand, en plus,  on passe les frontières, il faut s’accrocher! Si vous n’avez jamais fait ce genre de petit exercice, c’est pas facile de comprendre de quoi on parle.  J’ai déménagé ma famille plusieurs fois entre la Belgique, l’Angleterre et les Etats-Unis… j’ai donc un petit savoir-faire.  Nous expats, et les autres, on en a vu, entendu et vécu des choses que l’on peut qualifier d’intéressant, débile, génial, choquant, désobligeant, horripilant, déroutant, enivrant, ingénieux, raffiné,… Et ce n’est pas parce qu’on parle la même langue – peu importe son niveau académique – que l’on se comprend.  Jouer au caméléon dans un autre monde exige un certain talent et les faux-pas au fil des jours sont nombreux.

La plupart du temps, point n’est facile d’exprimer ce que l’on vit et ressent tant les nuances sont subtiles… Pourtant, Hélène Toye, une belge de Washington y est parvenue et c’est avec un humour enchanteur qu’elle décrit ses aventures interculturelles dans son livre Go West: A Belgian Attempts American Motherhood (version anglaise uniquement).  En lisant certains extraits, je peux dire que c’est du déjà vu/déjà vécu!  Et son histoire chez le docteur m’a bien fait marrer!  A vous de voir si vous vous y retrouvez: Doctor.

En contrepartie, j’aimerais bien lire les aventures des américains en Belgique … Je me les imagine en face de ces ‘madames pipi’ qui font payer pour aller au petit coin ou encore les fous du volant qui prennent un plaisir pervers à vous intimider en vous collant pour que vous dégagiez la route à moins que ce soit ces films où on voit ‘tout’ et sans ce bip couvrant chaque mot … Mais pour sûr, tous feront un plat de nos chocolats et bières!

acheter une maison sans la visiter

Acheter une maison sans la visiter, ce n’est pas ce que je recommanderais à mes clients.   Du tout, du tout. Surtout s’il s’agit de votre résidence principale!  Et pourtant, c’est ce que j’ai fait!  Parfaitement, mesdames et messieurs: moi, l’agent immobilier, j’ai acheté notre nid américain sans y mettre un pied.

A l’époque nous vivions en Angleterre où, avec nos quatre chérubins, j’avais une vie plutôt débordante.   Et ce, déjà bien avant le fait que nous allions déménager.  Alors, je n’allais rajouter ce saut intercontinental dans cette vie agitée.  Pas de home shopping pour moi.  En plus, avec toutes les indécisions de la société quant aux dates de prise de fonction de Très Cher … On part, on part pas.  Partira dans six mois sans doute.  Petit changement: deux mois sera.  Expats, vous connaissez la chanson : on ne savait plus sur quel pied danser.  De fil en aiguille, Très Cher s’installa dans notre nouvelle vie, en solitaire, lui donnant plein de temps à tuer.  Vous l’avez deviné: c’est ainsi qu’il se vit chargé de dénicher le cocon familial.  Pas une sinécure pour un homme que de se retrouver avec ce genre de responsabilité !

Première étape : établir notre triangle : boulot, école et aéroport. Boulot, on avait l’adresse.  Aéroport : pas compliqué.   Ecoles, c’est là que les romains s’empoignèrent bien qu’une chose était claire :  l’école publique ! Avec quatre gosses, l’école internationale était hors de prix.  Alors pour les institutions publiques, le message était bien reçu : tu vas à l’école où tu vis ou tu vis là où tu vas à l’école… Après quelques papotes avec de gentils belges locaux, on a jeté notre dévolu sur East Cobb et de là, ce sont les enfants qui ont choisi leur école.  Eh oui.  A l’unanimité en plus !

Deuxième étape : rechercher la maison.   Alors que notre périmètre de recherche s’est facilement délimité, les critères pour la maison, eux, se sont réduits à quasiment néant vu qu’à l’époque, l’inventaire disponible s’était largement appauvri entre nos recherches internet et la réalité six semaines plus tard…  La bonne vieille maison aux planchers craquants (j’ai toujours eu un faible pour les antiquités) avec un porche pour ma chaise à bascule et située dans une communauté avec piscine commune s’est transformée en nouvelle construction traditionnelle, sans porche et une piscine privée en projet. On se retrouva donc dans une superbe maison digne de ‘Desperate Housewives’ (‘Beautés désespérées’ pour mes lecteurs québécois) au lieu de celle tirée du feuilleton ‘Le Nord et Le Sud‘.

On peut applaudir Très Cher qui a très bien fait les choses.  Il s’était choisi comme agent immobilier une gentille petite bonne femme toute pimpante avec une patience d’ange.  Cette patience a été rudement mise à l’épreuve puisqu’à chaque maison (qui lui seyait), mon Très Cher mitraillait chaque pièce. Plus tard, il me faisait un exposé en détails. Photos à l’appui, via Skype.  En peu de temps, moi sur photo et lui en personne, nous nous sommes mis d’accord sur notre future maison.  Offre d’achat, négociations, signature du contrat, inspections … le tout reposait entre ses mains.  En attendant, n’allez pas croire que je passais mon temps à jouer au tennis !  Chacune de nos très nombreuses boites était emballée, étiquetée et son contenu catalogué par mes petits soins.

Quand le Jour ‘J’ arriva enfin, et par là j’entends notre arrivée à Atlanta, une limousine impressionnante nous attendait, au grand délire de notre marmaille !  Et nous voici transportés à notre hôtel minable (merci B…) avec 2 chambres à partager entre nous six (encore une fois, merci B…).  Mais bon, l’excitation étant à son comble, ce n’était pas grave, car nous ne devions y rester que quelques jours.  Le lendemain, on embarquait tous pour – finalement – visiter la maison et  en examiner toutes les pièces (de la cave au grenier) !  Bien sûr, elle était comme je pensais car il n’y avait plus rien à imaginer.  MAIS, la surprise est venue de par ses dimensions … tout était monstrueusement plus grand que dans mes rêves les plus fous : les pièces étaient comparables à celles de Buckingham Palace, les plafonds aussi haut que Big Ben.   Mes yeux remis dans leurs orbites, les enfants calmés de leurs découvertes, nous étions prêts à passer devant le notaire.  Si c’était à refaire ?  Oui !  Les yeux fermés … mais bon, il faut dire j’ai un mari qui me connaît mieux que moi-même.